Les asters d’été et d’automne

Les asters ont le vent en poupe et se déclinent désormais en de multiples couleurs et hauteurs. Ils sont en plus faciles à intégrer au jardin. Aux couleurs chatoyantes de l’automne, ils se marient à merveille et éclairent de leurs feux les massifs de graminées.

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Aster novae-angliae 'Harrington's Pink'

Aster novae-angliae ‘Harrington’s Pink’ :

Les asters dont le genre comprend environ 250 espèces sont toutes des plantes herbacées de la famille des Astéracées (autrefois composées) . Un grand nombre d’espèces sont répandues en Amériques du Nord mais d’autres se rencontrent en Europe comme Aster amellus ou même en Himalaya comme Aster thomsonii. Leur nom vient du grec et signifie Étoile. Les fleurs en capitules ressemblent à des marguerites. Elles sont solitaires ou groupées en corymbes, en grappes ou en pannicules terminaux sur des tiges érigées, généralement, ramifiées.

 

Ils poussent sans problème sous nos latitudes puisqu’ils résistent à des températures de l’ordre de -35°C. Dans tous ces habitats, les asters font preuve d’un grande vitalité. Ils apprécient les lieux frais et ensoleillés Les fleurs de 0,5 à 3 cm de diamètre se composent de ligules rubanées dans une vaste gamme de coloris (le bleu, le mauve, le rouge rubis ou grenat, le blanc et tous les tons de rose imaginables) Les capitules ont souvent le cœur jaune. La plupart des asters portent des feuilles alternes, entières simples, lancéolées, dentelées, inermes ou tapissées de poils. Depuis plusieurs années, de nouvelles sélections sont proposées aux jardiniers.

Elles sont effectuées à partir d’espèces mieux adaptées aux jardins d’aujourd’hui et surtout plus résistantes aux maladies. Très florifères, les touffes de ces asters restent toutefois très légères. Elles ignorent les tuteurs et les pincements tellement indispensables aux générations d’avant. La tendance est à l’utilisation de variétés à petites fleurs par opposition aux classiques hybrides d’antan à grandes fleurs

Les asters d’été et d’automne

Aster ageratoïdes

  • A. ‘Ashvii’. Hauteur : 80 cm, fleurs blanches soleil ou mi-ombre
  • A. ‘Asran’. Hauteur : 70 cm. Joli feuillage, fleurs mauve, soleil ou mi-ombre

Aster amellus : L’œil du Christ Originaires d’Europe et surnommé « œil du Christ », ces asters ouvrent leurs fleurs très fines de juillet jusqu’à la mi-octobre. Hauteur : 45 cm/60cm Ce sont des plantes à croissance lente qui supportent les sols calcaires. Elles ne drageonnent pas et sont rarement attaquées par l’oïdium. Aster amellus a donné naissance à une quarantaine de cultivars. Parmi les plus intéressants :

  • Aster amellus ‘Rudolf von Goethe’ – bleu lavande foncé
  • Aster amellus ‘King George’ – bleu violacé
  • Aster amellus ‘Lac de Genève’ – bleu

Croisé avec une espèce himalayenne (Aster thomsonii), Aster amellus a donné naissance à une série d’hybrides :

  • Aster x frikartii ‘Monch’ aux grandes fleurs très fines d’un bleu lumineux. Il est le plus répandu
  • Aster x frikartii ‘Wonder von Stafa’ dont la floraison est également bleue.

Aster cordifolius Aux feuilles en forme de cœur comme son nom l’indique. Il forme des touffes imposantes de plus de un mètre de hauteur. Il est recommandable pour sa bonne santé et la beauté de ses toutes petites fleurs ainsi que pour facilité de culture. Il faut le diviser tous les 3 à 4 ans. Il existe une dizaine de cultivars dont :

  • Aster cordifolius ‘Ideal’ – fleurs bleu clair à cœur jaune devenant brun rougeâtre.
  • Aster cordifolius ‘Little Carlow’ – fleurs bleu vif et tiges brunes.
  • Aster cordifolius ‘Silver Spray’ – fleur rose pâle teinté de blanc.

Aster divaricatus C’est une plante rhizomateuse ne dépassant pas 60 cm de hauteur. Originaire d’Amériques du Nord, Aster divaricatus porte de tiges noires où se dressent une profusion de petites fleurs blanches. A ne pas manquer…

Aster divaricatus

Aster divaricatus

Aster dracunculoïdes Aster dont les petites fleurs blanc lilas s’épanouissent jusqu’à la mi-novembre. Les feuilles sont étroites et allongées. Hauteur : 90 cm

Aster dumosus On cultive surtout des hybrides que l’on appelle aussi les asters nains ( floraison de  juillet-août). Petits et trapus, ces asters forment de vrais coussins couverts de fleurs si nombreuses qu’elles dissimulent les feuilles. Hauteur 20-40 cm. Ce sont des variétés idéales pour constituer une bordure ou égayer le premier plan d’un massif.

 

Ce sont les meilleurs asters pour la culture en pot. Parmi les plus recommandables :

  • Aster x dumosus ‘Alice Haslam’ – fleurs simples, rose carminé – Hauteur : 40 cm
  • Aster x dumosus ‘Fidelio’ – Fleurs simples bleu violacé – Hauteur : 40 cm
  • Aster x dumosus ‘Jenny’ – fleurs doubles rose pourpre – Hauteur : 60 cm
  • Aster x dumosus ‘Lady in Blue’ – Fleurs simples bleu violacé
  • Aster x dumosus ‘ Victor’ – Fleurs simples bleu-mauve très pâles – Hauteur : 30 cm
  • Aster x dumosus ‘Rosenwichtel’ – Fleurs rose foncé – Hauteur : 30 cm

Aster ericoïdes Cet aster doit son nom à la forme de ses feuilles très fines. Linéaires, elles ressemblent beaucoup à celles des bruyères (d’où le nom d’aster à feuilles de bruyères). cette plante de 60 à 120 cm de hauteur est très attrayante bien avant la floraison puisqu’elle forme un joli buisson. Elle permet de créer de très jolis bouquets auxquels elle offre beaucoup de légèreté. Les asters éricoïdes sont sans problèmes : nul besoin de tuteurage, pas de maladies et ils supportent un peu la sécheresse. Ils ne se divisent pas tous les 3 ou 4 ans. Les plus connus des cultivars sont sans doute :

  • Aster ericoïdes ‘White Heather’ – Floraison blanche
  • Aster ericoïdes ‘Pink Cloud’- aux nuées de fleurs rose pâle
  • Aster ericoïdes ‘Golden Spray’ – buissonnant blanc teinté de rose avec un disque jaune
  • Aster ericoïdes ‘Esther’ – buissonnant à petites fleurs roses
  • Aster ericoïdes ‘ Blue Wonder’ – malgré son nom ses petites fleurs sont roses
  • Aster ericoïdes ‘Bleu Star’ – enfin du bleu !
  • Aster ericoïdes prostratus ‘Snow Flurry’- une miniature, parfait pour la rocaille ou pour orner le haut d’un talus. Floraison spectaculaire en myriade de petites fleurs blanches

Aster laterifolius Un très joli feuillage pourpre et des ramifications horizontales caractérisent ces asters aux petites fleurs blanches à cœur rose. L’aster laterifolius a donné naissance à de nombreux cultivars ayant les mêmes qualités que les Aster ericoïdes. Leur floraison s’étalent de septembre à octobre :

  • Aster laterifolius ‘Horizontalis’ aux rameaux très étalés – Hauteur : 60 cm
  • Aster laterifolius ‘Prince’ aux fleurs roses – Hauteur : 60 cm
  • Aster laterifolius ‘Lady in Black’ – au feuillage presque noir – Hauteur : 80 cm
  • Aster laterifolius ‘Coombe Fishacre’ aux fleurs mauve pâle à centre mauve framboise – H : 1m

Aster linosyris Aster inhabituel par ses fleurs jaune or en petits boutons – Hauteur 70 cm Aster macrophyllus ‘Twilight’ Aster macrophyllus ‘Twilight’ est sans nul le doute le premier aster à fleurir. Dès le mois d’août, la floraison de Aster macrophyllus ‘Twilight’ en grandes marguerites bleu lavande accompagnera les panicums du jardin, déjà en pleine végétation Aster novae-angliae : (les grands asters) Ce sont les plus connus et les plus répandus avec les novii-belgii. De très nombreuses variétés ont été créées et offrent une variété infinie de couleurs. L’espèce d’origine vient d’Amérique du Nord. Elle tire son nom de la Nouvelle Angleterre, nom donné aux six états américains qui correspondent aux colonies anglaises fondées au XVII ème siècle. Les aster novae angliae offrent l’avantage de former des touffes vigoureuses sans devenir envahissantes. Très faciles et pratiquement jamais malades, ils se contentent d’une division tous les 3 à 4 ans. Si leur hauteur (jusqu’1,50 m) impose un tuteurage, elle peut être réduite par un pincement de chaque tige fin mai ou début juin en ne laissant qu’une quinzaine de cm. La floraison se situe de la mi-septembre à la fin octobre. Parmi les plus répandus :

Aster novae-angliae 'Alma Potschke'

Aster novae-angliae ‘Alma Potschke’

  • Aster novae-angliae ‘Alma Pötschke » – Fleurs rose magenta très brillantes. Produits un effet extraordinaire – hauteur : 120 cm
  • Aster novae-angliae ‘Harrington’s Pink’ : fleurs rose bonbon
  • Aster novae-angliae ‘Constance’ : fleurs violet fonce
  • Aster novae-angliae ‘Golden Sunshine’ : fleurs jaune citron
  • Aster novae-angliae ‘Septemberrubin’ : fleur rouge rubis
  • Aster novae angliae ‘Herbstschnee’ : floraison blanc pur

 

Aster novi-belgii (les asters de la Nouvelle Belgique)

Le nom de ces derniers témoigne du passé flamand de New York qui se nommait alors la Nouvelle Amsterdam. C’est certainement le groupe le plus important par le nombre mais il apporte beaucoup de déception car ces asters sont très sensibles à l’oïdium et généralement assez envahissant. L’idéal serait de les planter dans un coin du potager pour assurer les bouquets d’automne pendant des années.

Aster 'Adventime'

Aster ‘Adventime’

Aster pilosus Il est proche de l’Aster ericoides mais de taille plus élevée ( jusqu’à 1,50 m). Les tiges bien raides portant des fleurs très lumineuses n’ont jamais besoin d’être tuteurées ni même pincées.

Aster pringlei ‘Monte Cassino’ ‘Monte Cassino’ forme un nuage de petites fleurs blanches d’août à novembre. Floraison vaporeuse comme le gyspophile des fleuristes. Extra en bouquet Hauteur : jusqu’à 100 cm. Distance de plantation : 80 cm

Aster pyrenaeus ‘Lutetia’ C’est une ancienne sélection de l’Aster des Pyrénées qui a failli tomber dans l’oubli. Plus petit (60cm), Aster pyrenaeus ‘Lutetia’ n’arrête pas de fleurir (bleu clair) et d’attirer les papillons du début août à la fin octobre. Il supporte des sols médiocres, même secs.

Aster sedifolius C’est une petite espèce aux feuilles minuscules formant des dômes couverts de fleurs en août. Il se plait en plein soleil dans un sol sec

Conseils de culture des asters

Les asters aiment en général les expositions ensoleillées, au moins six heures par jour. S’il y a trop d’ombre, les tiges sont plus fragiles, mais les couleurs résistent longtemps. Trop au soleil, les variétés sensibles à l’oïdium risquent de développer cette maladie. Ils s’accommodent de tous les sols même calcaires.

La présence de fraicheur est nécessaire et important surtout quand vient l’époque de floraison. Généreux en végétation et en floraison, un apport nutritif (compost, engrais organique) s’avère nécessaire au début du printemps. Un bon paillis, l’été leur est toujours profitable. Lorsque les plantes atteignent 20 à 30 cm au mois de mai, le moment est venu de les pincer, surtout pour les espèces hautes Couper au ras un tiers des tiges les plus frêles et dans le milieu de la plante afin qu’elle soit moins touffue, plus aérée et donc moins sensible aux maladies. Couper ensuite à mi-hauteur la moitié des tiges restantes. La floraison sera plus échelonnée puisque les tiges non coupées fleuriront les premières et seront suivies par les fleurs des tiges pincées, ralenties dans leur croissance.

Dès la fin du printemps, traiter préventivement les asters sensibles à l’oïdium en pulvérisant un produit à base de soufre sur les deux faces du feuillage. Renouveler ce traitement une fois par mois ou dès l’apparition des premiers symptômes. S’il fait chaud et sec pendant l’été et pendant la période de floraison arroser régulièrement.

Pour conserver une meilleure santé et éviter la dégénérescence, les asters ont besoin d’être divisés tous les 2 ou 3 ans au début du printemps.

Les associations

Les asters sont de magnifiques faire valoir pour de nombreuses autres plantes un peu en fin de parcours à cette époque de l’année. Cependant, ils n’ont pas trouvé de meilleures compagnes que les graminées.

Texte rédigé par M.L Paoli et Philippe Le Goff

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